LES CLUBS DE LECTURE
CARIBEENS: Ils
ont été lancés en 1989
en Guadeloupe
Comme leur nom l’indique, ils sont consacrés
exclusivement au commentaire d’œuvres
caribéennes (romans, recueils poétiques,
pièces de théâtre) écrites
ou traduites en français et relativement
récentes, représentant différents
pays de la Caraïbe.
Un programme de réunions mensuelles,
d’octobre à juin, est établi
en début de saison. Les séances
durent deux heures. Par principe, les auteurs
ne sont pas invités à assister
aux débats. Le club de lecture caribéen
n’est ni une interview, ni une conférence,
ni un spectacle. Tous les participants, qui
sont censés avoir lu l’ouvrage
programmé, sont sur un pied d’égalité
pour intervenir, exprimer leurs réflexions
et leurs sentiments.
Le club de lecture se tient dans une bibliothèque
qui en principe prend en charge l’achat
de cinq ou six exemplaires des œuvres,
ouverts au prêt, et les frais et démarches
de publicité (confection voire mise en
place des affiches, du matériel d’enregistrement
éventuel, diffusion des communiqués
de presse, de radio et télévisuels,
invitations éventuelles). Mais l’association
a souvent dû assumer tous ces frais et
toutes ces tâches elle-même. La
première année de la tenue de
ces clubs de lecture, un résumé
détaillé de l’œuvre
était mis à la disposition des
lecteurs, à la bibliothèque, et
le débat était précédé
d’une projection de diapositives, ou de
la présentation d’une carte ou
d’un petit exposé sur le pays concerné
par l’œuvre.
Avant que les journaux refusent cette pratique,
les clubs de lecture caribéens étaient
annoncés par des articles (et non des
communiqués) dans la presse (1989-1992,
puis 1998 -2003)
La réunion est ordinairement animée
par deux adhérents : l’un chargé
de présenter l’auteur et l’œuvre
et de relancer la discussion, l’autre
chargé de noter les différents
thèmes de discussion proposés
par les participants lors d’un tour de
table préalable au débat, d’
assurer la progression du débat d’un
thème à l’autre et de veiller
à la bonne répartition des prises
de parole. Ces deux rôles peuvent cependant
être tenus par la même personne.
De brefs extraits de l’œuvre sont
souvent lus, soit choisis par un participant
pour corroborer ses dires, soit choisis collectivement
pour la beauté du texte.
Les débats sont parfois enregistrés
et transcrits en vue d’une possible utilisation
ou publication
Au dire des habitués, le club de lecture
est un espace de détente, de liberté,
d’expression, de rencontre et de partage.
A cause des points de vue multiples et complémentaires,
on peut connaître le plaisir de découvrir
des facettes imprévues de l’œuvre
et en approfondir sa compréhension. Cet
enrichissement peut conduire à un nouvel
apprentissage : on apprend à mieux lire
et à augmenter son plaisir de lire. D’un
club de lecture à l’autre, on découvre
concrètement des noms et des titres,
les caractéristiques des œuvres
caribéennes, on enrichit ainsi ses connaissances
sur la littérature caribéenne
et on augmente ses choix de lecture.
En
Martinique
Si les clubs de lecture caribéens tels
qu’ils viennent d’être décrits
ont souvent et longtemps constitués l’activité
principale de l’association en Guadeloupe,
ils ont pris une forme différente et
n’ont pas duré longtemps (1990-1991)
en Martinique, où l’association
est vite passée à d’autres
formes d’activités comme les cafés
littéraires ou les invitations d’écrivains
(quatre fois plus nombreuses qu’en Guadeloupe).
En Martinique la discussion était menée
autour d’un thème illustré
par l’œuvre choisie et un spécialiste
était invité à apporter
son éclairage sur la question débattue.
¬Haut
de page
LES
NOTES DE LECTURES: Précédées
de la publication d’un premier texte sur
La fille du
Caraïbe (1960) de
la Martiniquaise Emma Monplaisir, le 26 novembre
1988, la série des notes de lecture commença
le 22 avril 1989 dans Sept Magazine. De bimensuelles
elles devinrent hebdomadaires Cette série
s’acheva en 1992 lorsque les journaux
de Guadeloupe cessèrent de publier ces
notes, ce qui n’encouragea guère
les rares rédacteurs qui nous restaient.,
privés ainsi de support.
Les
responsables de cette activité avaient
considéré que cet exercice n’était
pas réservé aux universitaires
ni aux journalistes spécialisés
et qu’un acheteur ordinaire, correctement
cultivé (les rédacteurs étaient
titulaires au moins d’une licence), était
en droit de s’exprimer, pour le grand
public, sur l’oeuvre qu’il avait
lue.
Il était demandé aux rédacteurs
un texte d’une page où le lecteur
trouverait des informations sur l’auteur
et éventuellement sur les circonstances
de la publication de l’œuvre, un
aperçu de l’intrigue et éventuellement
des personnages, une appréciation sur
la forme, une présentation des thèmes
et une conclusion sur les intérêts
de la lecture de l’œuvre en question.
Outre Sept Magazine en Guadeloupe, les notes
parurent dans Antilla (Martinique), France-
Antilles (Guadeloupe), T.V. Magazine (Guadeloupe),
France-Guyane, France-Antilles Hebdo (Paris),
Le Nouvelliste (Haïti).
Ces séries de notes de lecture ne représentent
pas une véritable sélection. Le
choix des rédacteurs restait libre et
il était commandé tantôt
par la célébrité de l’œuvre,
tantôt par l’actualité, tantôt
par un coup de cœur.
Dans
l’ensemble ces notes permettent cependant
une lente initiation à la littérature
caribéenne, une découverte de
ses auteurs, de ses œuvres marquantes,
une connaissance progressive de ses thèmes,
de ses modes d’écriture.
Le public s’y habitua. Des appels téléphoniques,
des informations des libraires et certaines
adhésions à l’association
révélèrent qu’elles
avaient un certain impact sur le public.
En 2001, beaucoup de ces notes ont été
regroupées dans un livre, 150
romans antillais (bibliographie
analytique), accompagnées d’un
appareil critique et informatif.
Tous les textes n’ont pas été
publiées dans la presse. D’autres
notes ont été écrites en
vue d’un ambitieux projet de « Guide
du roman caribéen ».
Dans le
Blog qui accompagne ce site sera publié
durant les douze prochains mois un choix trmestriel
de 10 notes extraites de ce stock inédit.
note
de lecture sur « Zuidstraat »
¬Haut
de page
LES
INVITATION D'ECRIVAINS ILLUSTRATION: Elles
sont devenues l’activité principale
de l’ASCODELA Martinique qui a considéré
que ce vecteur était parmi les plus efficaces
pour intéresser le grand public à
la littérature caribéenne et à
la lecture. Sans négliger d’autres
moyens : elle a aussi édité une
grande exposition, travaille à la réalisation
d’un CD Rom et organise des manifestations
littéraires d’ordre divers.
Elle invite en Martinique trois à quatre
écrivains par an, pour des dîners-débats
et des rencontres avec la jeunesse scolarisée.
L’idée est de briser l’image
traditionnelle du livre rébarbatif en
impliquant le public, dans un climat de convivialité,
contrairement aux conférences traditionnelles,
C’est ainsi qu’elle choisit pour
ces rencontres des lieux inhabituels, associés
à l’idée de loisir et de
fête. De même lors de ces réunions,
la littérature est associée à
d’autres formes d’expression artistique,
comme la peinture, la sculpture, la musique,
le chant, le théâtre, la danse.
Ce qui n’empêche pas le livre d’être
à sa place par la lecture et le commentaire
d’extraits, ou la vente d’ouvrages.
Grâce à cette formule, l’ASCODELA
s’est constituée en Martinique
un public fidèle de plus d’une
centaine de personnes.
Un autre public est concerné, c’est
celui des collèges et des lycées.
Dans un grand nombre d’établissements,
grâce à une convention signée
par le Rectorat (qui finance l’achat des
livres), les élèves étudient
une ou plusieurs œuvres de l’écrivain
invité, sa biographie, l'histoire de
son pays et se préparent à l’interroger
dans sa langue maternelle.
La satisfaction du public et des écrivains
invités, et l’enthousiasme des
élèves viennent récompenser
des efforts importants consentis pour organiser
ces rencontres : s’assurer des financements,
contacter les auteurs, négocier avec
eux ou avec leurs agents littéraires
leur calendrier et leurs prestations, s’assurer
de la logistique (voyage, hébergement,
déplacements, recherche des livres, fabrication
des documents), négocier avec les restaurateurs,
recruter les artistes, contacter les enseignants,
établir les plannings, etc. Toutes ces
tâches ont de quoi occuper les responsables
de l’association durant de longues semaines,
mais pour des résultats réconfortants
et féconds. Car les messages passent
peu à peu et les élèves
reconsidèrent leur pratique de la lecture,
leur relation au livre et s’initient à
la création littéraire.
Ces rencontres ont d’autres prolongements
car, une fois l’écrivain reparti,
les liens souvent demeurent. (correspondance,
retour de l’écrivain dans d’autres
circonstances). Un des exemples les plus éclatants
est celui du romancier cubain Eduardo MANET
qui écrivit un article sur l’ASCODELA
dans une revue métropolitaine, et qui
séjourna par la suite deux fois en Guadeloupe,
ce qui n’empêcha pas ses retrouvailles
avec ses hôtes de Martinique, venus à
sa rencontre.
Depuis
1991 l’ASCODELA Martinique a reçu
(cf. les dates dans l’ « Historique
») des auteurs anglophones : Merle HODGE
de Trinidad, Derek WALCOTT de Sainte-Lucie,
Earl LOVELACE de Trinidad, Olive SENIOR de la
Jamaïque, James BERRY de la Jamaïque,
Earl LONG de Sainte-Lucie, Michael ANTHONY de
Trinidad, Vanessa SPENCE de la Jamaïque
; un auteur néerlandophone, Frank MARTINUS
ARION de Curaçao ; des auteurs hispanophones
: Marcio VELOZ MAGGIOLO (République Dominicaine),
Eduardo MANET (Cuba), Rosario FERRE (Porto Rico),
Eliseo ALBERTO (Cuba); et des auteurs francophones
: Roland BRIVAL (Martinique), Georges MAUVOIS
(Martinique), Myriam WARNER-VIEYRA (Guadeloupe),
Emile OLLIVIER (Haïti), Xavier ORVILLE
(Martinique), Roger PARSEMAIN (Martinique),
Edwige DANTICAT (Haïti), Joël DESROSIERS
(Haïti), Gisèle PINEAU (Guadeloupe)
et Gary VICTOR (Haïti). L’éventail
du choix est très large, car pour les
écrivains non encore accessibles en français,
des extraits de leurs œuvres étaient
traduits et diffusés.
Le choix des écrivains invités
dépend de nombreux facteurs (célébrité,
actualité, disponibilité, coût
de l’opération, etc.) mais on peut
remarquer d’une part, la grande variété
d’origine et d’âge des écrivains
invités (avec en particulier, en 2000,
l’invitation pour la première fois
en Martinique d’un auteur néerlandophone,
Frank MARTINUS ARION) et d’autre part
la volonté de faire dialoguer des écrivains
martiniquais (comme Roger Parsemain ou Xavier
Orville) avec leurs confrères étrangers.
En Guadeloupe, les invitations d’écrivains
caribéens ont été beaucoup
moins nombreuses
(bien qu’on ait tenté parfois de
coupler ces invitations avec celles de l’ASCODELA
Martinique) et de facture beaucoup plus classique.
Un des critères du choix des invités
était qu’au moins une de leurs
œuvres soit traduite en français.
A ce jour seuls ont été invités
Merle HODGE de Trinidad (1990), Derek WALCOTT
de Sainte-Lucie (1991), David DABYDEEN du Guyana
(2000), Leonardo PADURA de Cuba (2001), Earl
LONG de Sainte-Lucie (2002) et Gary VICTOR d’
Haïti (2003).
Il était d’ordinaire demandé
à ces auteurs de prononcer une conférence
publique, de rencontrer des lycéens de
deux ou trois établissements, et de présider
un dîner-débat (animé en
2000 et en 2003 de prestations théâtrales
et musicales, à l’imitation de
ce qui se faisait en Martinique).
Il arrive que d’autres organismes, intéressés
par les initiatives des ASCODELA, invitent à
leur tour les mêmes écrivains,
ravis de visiter deux fois la même île
ou de découvrir également l’île
voisine.
En Guadeloupe, succès de ces manifestations
montre que cette activité serait à
poursuivre, à raison d’au moins
deux par saison, d’autant plus que les
associations, avec lesquelles l’ASCODELA
collabore habituellement, la sollicite en ce
sens.
LES
ARTICLES DE PRESSE ILLUSTRATION: Dès
novembre 1988 et jusqu’en 2006 (mais nous
espérons que les journaux recommenceront
à nous ouvrir leurs pages), l’ASCODELA
Guadeloupe, rejointe par l’ASCODELA Martinique
après sa création en 1991 a fait
paraître dans les journaux locaux, en
dehors des notes de lecture, différents
articles consacrés à des sujets
littéraires ou para-littéraires
L’école
doit défendre
Ces articles ont
été publiés par les journaux
Sept Magazine (Guadeloupe),
France-Antilles
(Guadeloupe et Martinique), Antilla (Martinique),
et T.V.Magazine (Guadeloupe).
En dehors des articles écrits sur les
ASCODELA on peut signaler les types de textes
suivants, rédigés par des adhérents
:
-
présentation d’auteurs
caribéens (par exemple les articles
sur Derek Walcott lorsqu’il fut invité
en Guadeloupe au Festag 1991)
-
interview d’un auteur
caribéen (p. ex: Earl Lovelace,
Fortuné Chalumeau, etc.)
-
présentation d’ouvrages
(p. ex : bibliographie 2.000 titres de littérature
des Caraïbes de la revue « Notre
Librairie »)
-
étude d’une
thématique (p. ex : analyse du
mythe du Caraïbe dans la littérature
des Antilles françaises)
-
étude d’histoire
littéraire (par ex : présentation
de la littérature des Antilles néerlandaises,
par un collaborateur, dans deux numéros
consécutifs d’Antilla, hebdomadaire
martiniquais)
-
analyse d’une question
touchant à la littérature
(p. ex : dossier sur l’enseignement des
littératures antillaises)
-
information sur un événement
(p. ex : création de l’ASCODELA
Haïti)
-
annonce de manifestations
(p. ex: concours « Lire en fête
», invitations d’écrivains,
etc)
-
interviews de l’ASCODELA
sur une de ses publications (p. ex :
sur 150 romans antillais)
-
compte-rendu de manifestations
(p. ex : Rosario Ferré en Martinique,
Voyage « Sur la piste de Télumée
Miracle » )
A
noter que depuis 2001 les trois journaux de
Guadeloupe n’ont plus été
accessibles pour l’ASCODELA, à
cause de changements de politique de rédaction
Mais pour communiquer l’ASCODELA Guadeloupe
a encore accès à Antilla et France-Antilles
de Martinique…sans compter le présent
site internet !
Interview
F.Chalumeau (France-Antilles)
¬Haut
de page
ACTIONS
& MANIFESTATIONS DIVERSES:
(Salon du Livre, expositions, débats
littéraires, causeries, soirées
littéraires, sortie littéraire,
journée Portes ouvertes, scénario
film TV scolaire)
-
Panorama du roman haïtien (6 panneaux
120 cm x 80)
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